Quatrième de couverture
Mais déjà il n'est plus temps. La saison
d'opéra ouvre ce soir, à la Fenice. Il croit
entendre le bruit d'un échange de balles. Mariage d'Ann et
de Mark. On n'aperçoit que la végétation
épaisse du parc, scandée par la balustrade d'un
blanc éclatant. L'enfant qui jouait au cerceau est
massacré au cours d'une reconnaissance. Je me tais. Les
deux corps alors confondus, en tel présent de force
instauré. Plusieurs coups de feu sont tirés. Elle
laisse tomber le livre. Dehors, tout est calme. Les nuages se
reflètent sur les façades de verre —
Prétextes, assemblés là en vue d'un passage
à travers un texte-machine, quelque mécanique
déterminée et branlante, avec ses lois et ses
fantasmes ?
Ce passage en train de se faire ? Ou bien son résultat ?
N'importe. Car au yeux des paragraphes qui s'ajoutent,
indifférents, aux paragraphes, ces trois états du
texte ne sont jamais que lui-même, encore et
déjà, à égalité, comme la
table devant la fenêtre, la fenêtre ouverte et le
versant escarpé sur lequel elle s'ouvre, dans la toile
belge bien connue, sont taillés dans le même roc et
peints de la mâme palette.