15.
Certes. Mais le
logophile et plus précisément le maniaque de la surdétermination, s'aperçoit avec terreur, à mesure que s'accroissent les pages admises par lui comme champ de résonance à chaque éventuel signifiant nouveau, que sa folie, ou son
travail, si l'on veut, cesse de fonctionner comme filtre entre lui et le "réel". Presque chaque mot paraît alors admissible, soit que la décomposition de ses syllabes fasse apparaître d'autres mots déjà installés
(Wagner : vagues, nerfs), soit que ses possibilités anagrammatiques ou paronymiques établissent avec divers autres lieux du texte des correspondances avérées et solides
(Ingres : singer, signer, Roman Signer /
Catherine : Arthénice (
Éch. 123),
Athénaïs (
id. 114) et de là
Athènes ou
Anaïs, à moins qu'on ne préfère l'évident
Art-tennis, mais l'on risque de ne pas s'en sortir /
Roland : Arnold, Landor, Ronald, Orlando /
Ancre : nacre, crâne, écran, encre /
Isolde : solide, idoles, solde /
poutre : foutre, poudre, pure /
Tchékhov : tchèque, chèque, check of /
etc.), soit encore que sa richesse sémantique par rapport au corpus considéré compense le faible degré de son inscription textuelle (
Pessoa,
nerf, justement, ou
conduit,
souterrain,
cryptogramme, et tout ce qui "travaille le diagrammatique", par ex.). L'ÉTOILE DU BERGER N'EST PAS LA "PLANÈTE - SŒUR" DE LA TERRE. À ce régime presque rien ne résiste, pas même les noms propres qui paraissaient les mieux défendus. Ainsi par
Red et
Fred on atteint
Freud, de même que par
prose et
Prost, antiquaire de la rue du Bac, voisin du
Dauphin et vis-à-vis de Stéphane et d'Élisa Mercœur, on arrive à
Proust. Silbert (
Travers, 243
Sq. et surtout 248,
Gilbert,
Albert et
flots convoquent suffisamment
Flaubert, lui semble-t-il maintenant, tout comme
Orlando,
Renaud,
Rinaldo,
Rinaldi et un envisageable
Rivaldi pourraient bien finir par autoriser
Vivaldi, qu'appellent avec insistance, d'autre part, et selon d'autres règles et d'autres séries, Venise, le goût qu'a pour lui Tony, le roux illustre de ses cheveux,
Orlando Furioso, le théâtre Saint-Ange, son prénom d'Antonio et jusqu'à ses propres techniques de composition, dirait-on :
numerosi brani sono trasferiti di peso da un'Opera ad un'altra, spesso spostando lo stesso fascicolo senza neanche mutare il nome del personaggio… Et plus particulièrement sur
l'Orlando :
Come d'uso, Vivaldi ha ampiamente utilizzato materiale preesistente. MAIS LA PIÈCE QUE LE MORT TIENT ENTRE SES DOIGTS A LA FORME, DEPUIS LONGTEMPS PRÉVISIBLE DANS SON IRONIE MÊME, D'UN W.
Pochissimi brani sono rimasti dell' « Orlando Furioso » del 1714 : Si tratta di « Recitativi » ed è interessante notare come a tale lontana epoca risalga la scena di follia [ici interruption pour chier et donc France-Musique : « Nous entendons le lamento
Tristan et Eurota (c'est du moins ce que j'entends), pièce anonyme interprétée par le Florilegium Musicum de Paris. Mais est-ce qu'il ne vous vient jamais à l'esprit que confrontés à la sécheresse du Sahel, les problèmes de la métaphore de transit, hélas, sont peut-être un peu vains, et qu'un ingénieur en agronomie tropicale, par exemple, est sans doute plus utile à la société qu'un "nouveau romancier" ? Car ces lauriers-roses, liés à la découverte du sexe, le sont aussi à la mort.]
più sconvolgente (« Ah, sleale ») sia pure nella stesura, diversa ma sostanzialmente corrispondente, per il baritono Carli. Un' Aria (fra le più amate da Vivaldi, « Anderò, chiamerò dal profondo ») si trova già nell' « Orlando finto pazzo » ed è stata ripresa in altre opere ; cosi pure il Coro finale. Altre si trovano nel « Farnace » e in altre opere precedenti. Dobbiamo da ciò concludere che quest' Opera è un centone di brani diversi riuniti solo per l'opportunita del momento ? La riposta è sicuramente negativa : non solo il genio vivaldiano riesce a cementare il materiale nuovo con i brani appartenenti ad epoche creative precedenti, ma anche, attraverso la valorizzazione drammatica e musicale del Recitativo, fonde ogni elemento nell' impeto di una fantasia incandescente, creando, come forse mai nella sua carriera, un dramma musicale nel senso moderno del termine (Scimone). Et
Roi,
roy,
joie,
Joy, le parfum le plus cher du monde,
rolls (rouleaux),
Rolls-Royce (
Tr. 46), ne conduisent-ils pas tout naturellement à
Joyce, l'exilé de Pola, d'autant plus qu'il est surnommé quelque part, mais allez savoir où,
Jolls-Joyce par le plus brillant de ses exégètes,
l'exilé de Montreux.
En voilà un dont le patronyme, au moins, persiste à se refuser à toute inscription, comme celui du directeur de la collection P.O.L (encore que Paul et Laurens soient de longue date investis). J'avais cru le Maître de Bonn solidement protégé de nos avances, et du processus d'enchaînement et d'encerclement signifiant des Églogues, jusqu'à ce qu'un ami m'informe qu'il est courant dans les lycées et collèges de ne l'appeler que Bite-au-vent, ce qui pourrait bien suffire à le faire tomber sous notre coupe. Puis, aussitôt après avoir tracé ces lignes [que je recopie, moi, exactement un an après, comme d'ailleurs les suivantes, qui doivent dater du lendemain ; à quelques rajouts près, je ne change pas grand-chose], je vais dîner chez Maurice Roche et Violanta. Nous tirons les Rois. La couronne me revient, ce qui ne m'était, je crois, jamais arrivé. Nous écoutons une bande enregistrée du Concert égoïste de Maurice, où il faisait entendre une pièce de Le Roux qu'il admire beaucoup. Je ne comprends pas pourquoi cette émission, une des meilleures de France-Musique, a disparu. DES SIÈCLES ENTIERS N'ONT PAS CONNU CERTAINS SENTIMENTS, CERTAINS PROBLÈMES, PARCE QU'ILS N'AVAIENT PAS À LEUR DISPOSITION CERTAINS DISCOURS. [Elle a depuis été plus ou moins remplacée par une autre, Comment l'entendez-vous ? qui n'a pas, me semble-t-il, le même intérêt.] Encore une histoire de cabales, sans doute, de règlements de compte entre clans. D'autre part, il m'a remis un exemplaire de Macabré. La dédicace porte ces mots :
« Serai-je le dernier qui s'arme pour les morts ? »
Rentré ici, vers une heure du matin, j'ai feuilleté le mince volume. Et je suis tombé immédiatement sur ceci : 32 positions sur une valse de Ti-Dyabelli (Miaou !) — plus une, celle de Bitovent :
Un dessin, inscrit dans un ovale, représente alors deux squelettes, mâle et femelle, disposés en 69 (X. Les amoureux, précise la table). Le surlendemain, visite de Marc. Première visite de Marc. [À vrai dire, il n'y en aura pas beaucoup d'autres, cette piste-là n'ayant pas mené très loin. Pourtant il habitait square Henri-Duparc, ce qui semblait de bon augure.] [Encore un autre été, tant d'étés, et un appel, à l'instant, d'encore un autre Marc, qui, lui, occupe ces temps-ci mon appartement de Paris, où je ne sais pas quand je retournerai. Je vis en des errances d'impératrices déchues, en quête de quel assassin ? Oh Freddie, eu chamava-te Baby.] Il apporte une autre galette, et c'est dans sa part qu'est la fève, bien entendu [ ?!] Il m'a donné aussi un enregistrement de Rinaldo. Je lui dis aimer la fête des Rois. Dans mon enfance, les personnages de la crèche étaient tous dépareillés, et d'ailleurs assez laids, datant chacun d'une époque différente. Il y avait deux bambins roses, identiques, au sexe voilé, indétachables de leur couche de paille ; la Vierge n'avait pas de mari, mais il y avait deux ânes, trois vaches tachetées et, pour faire bonne mesure, quelques archers au casque égaré. A-T-ON SEULEMENT IDÉE DE CE QUE SERAIT L'ABOMINABLE SOLITUDE DU GÉNIE ? Les Mages seuls étaient superbes, anciens et précieux : mais il était interdit de les faire apparaître avant l'Epiphanie.
— Et puis il y a Joyce, aussi.
— Oui, bien sûr, je n'osais pas le dire.
— Tu peux, tu peux.
He was sweet, really, and quite handsome. D'Agen, je crois, ou plutôt de Lectoure.